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Quimper France

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Année de création
1905
Stade
Stade de Penvillers
Ville
Quimper

Histoire

Palmarès

Quimper

  • 1924 Champion Division d'Honneur (Ouest)
  • 1926 Champion Division d'Honneur (Ouest)
  • 1928 Champion Division d'Honneur (Ouest)
  • 1933 Champion Division d'Honneur (Ouest)
  • 1938 Champion Division d'Honneur (Ouest)
  • 1949 Champion Division d'Honneur (Ouest)
  • 1962 Champion Division d'Honneur (Ouest)
  • 1988 Quart-de-finaliste Coupe de France
  • 2007 Champion Division d'Honneur (Bretagne)
  • 2008 Champion CFA2 (G)

Historique du club

Petit à petit, Quimper s'éveillait à la pratique sportive et chaque paroisse s'était dotée d'une association sportive ; La paroisse Saint-Corentin avait crée en 1904 la "Phalange d'Arvor", tandis que la paroisse Saint-Mathieu connaissait le "Cercle Saint-Joseph", devenu en 1902 la "Jeanne d'Arc". Le football fit également son apparition en Cornouaille à cette époque. L'Union Sportive Lycéenne, premier club du Finistère Sud créé en octobre 1903 pour "développer le goût des jeux de plein air", le pratique déjà, sous la conduite de François Parent, le répétiteur de l'établissement.

Ceci se passe en octobre 1904. Le football est pratiquement inconnu à Quimper. Georges Grimaud, revenant de Nantes, où il avait fait partie du Stade Nantais, groupe un jour autour de lui, sur le plateau de la déesse quelques élèves du lycée.Cela donne des idées. Ainsi un "foot" est prévu dans la fête du Véloce-club en plus des courses cyclistes. Georges Grimaud rassemble quelques externes qui, sous l'appellation "Stade Quimpérois", affrontent "les lycéens de Quimper", leurs condisciples. On constitue donc un comité et le titre de STADE QUIMPEROIS est donné à la société. Les couleurs sont : maillot noir avec ceinture bleu ciel. Comme terrain, le champs de manoeuvre du Frugy et... pas d'argent en caisse. Le Café Bernard à Locmaria, est choisi comme lieu de conservation du matériel et le premier comité ainsi formé : Président fondateur : Grimaud G.

C'est parti ! Les ébats se déroulent pour le moment au Champ de manoeuvres sur le plateau de la Tourelle et les braves villageois s'étonnent de voir des garçons mettre tant de vigueur à frapper un ballon. Le groupe s'étoffe peu à peu. Il a fallu acheter du matériel : quatre poteaux, deux barres de bois et des piquets. Tous les dimanches, des jeunes volontaires, conscients de l'importance de leur rôle les prennent et les ramènent au Café Bernard à Locmaria. Pendant la saison d'hiver, on s'amuse là entre copains et ce sont des parties épiques, sous la pluie, dans la boue aussi bien.

Il y avait encore des manifestations sportives qui se déroulaient au Vélodrome du Paludec, d'où les champions revenaient en défilé escortés des premiers automobilistes.

Le Football-Asscociation commençait à se faire connaître dans notre région. Le "Vélo-Sport Quimpérois" avait ses joueurs de ballon – ce qui nous semble insolite tout comme la "Section Athletique du Vélo-Club Brestois". Il organisa un match en 1904.

Mais on va régulariser la situation. La fameuse loi de 1901 favorise la formation de sociétés à but non lucratif et celle, toute chaude, de 1905, réduisant le service militaire à 2 ans s'accompagne d'appels à créer de nouvelles associations "d'activités physiques" qui permettraient de compenser ses effets. Le Président de la République , Monsieur Loubet, soi-même a dit : "Tous nos efforts doivent tendre à donner aux jeunes les forces physiques et morales dont nous avons besoin pour garantir la paix"...

Chaque bourg breton vit ainsi naître "son" équipe au nom souvent folklorique. Chaque village en profitait pour vanter ses spécialités en les donnant à la formation sportive. On eut ainsi : les Langoustines de Locmiquélic, les Bélougas de Beltz, les Brochets de Plovan, les Marcassins de Tréogat, les Lapins de Guengat. Les métiers eurent aussi leur place avec les Sabotiers de Coat-Loch notamment tandis que les mascottes apparurent : Zèbres de Trégourez, Hermine Concarnoise. La plus pure fantaisie se donna libre cours : Joyeuse de Peumerit, Lanterne de Loctudy, Dernières Cartouches de Carhaix, Mélénicks d'Elliant, Coquelicots du Trévoux, Papillons Bleus de Spézet. Les appellations classiques n'en furent pas pour autant supprimées : Football Club de Pleuven, Union Sportive de Fouesnant, Association Sportive de Plomelin, j'en passe et bien entendu celui qui nous intéresse dans ce recueil sur son histoire haut en couleur s'il en est : Le Stade Quimpérois.

> Samedi 21 octobre 1905. On annonce une Assemblée Générale, à la salle Autrou, rue Toul al Laër. Vingt jeunes y participent. Le Club prendra comme nom "LE STADE QUIMPÉROIS" avec son siège social au Café de France qui, séance tenante, définit ses objectifs :
« Les exercices sportifs sont de plus en plus en honneur. Le football en est un, excellent. Il développe l'esprit d'initiative et de corps, la hardiesse, la décision, les muscles, les poumons, le cerveau, à condition de garder l'esprit de camaraderie et d'éviter les jalousies mesquines. Ce doit être un passe-temps récréatif, pas un véritable combat. »

Le président fondateur est élu : François Parent, professeur au lycée qui préside aussi "L a Quimpéroise ", spécialisée dans la gymnastique. Cela ne paraît pas incompatible. Il a comme vice-président Georges Grimaud, le promoteur, comme secrétaire, Daniélo, trésorier, Le Bonzec et Siméon, le fondé de pouvoirs de la maison Canet-Tissus.

De nombreux jeunes gens de la ville vinrent s'adjoindre à ceux déjà cités. On note les adhésions de Gautier P., Siméon, Méret, Perrodeau, Guéguen, Le Noach, Garnier, Perret, Le Foll, Le Brenn frères, Levenès, Merrien, Le Bastard, Autrou A., Coatval ainsi que des militaires du 118ème d'infanterie : Pradère, Corbeau, etc... Une section de pupilles fut alors créée, dont faisait partie notamment Le Peillet, Jean Grimaud, Thooris, etc...

> Lundi 23 octobre 1905. L'association Stade Quimpérois est déclarée en préfecture. On lui attribut le numéro d'association suivant :118 SQ. Une partie de ses archives ont brulé dans l'incendie de la préfecture en 1944.

Lors de ces premiers mois d'existence, le Stade Quimpérois n'avait pour recevoir ses visiteurs que le terrain du Champ de Manoeuvre situé sur le Frugy, où se rencontrèrent également les équipes des Lycées de Quimper et de Brest. Il donnait des leçons de football.Il convient toutefois de préciser que les buts étaient constitués par deux seuls poteaux verticaux, sans barre horizontale pour en limiter la hauteur ; en conséquence, chaque partie voyait des discussions épiques pour déterminer le score exact et, souvent, l'arbitre devait organiser un référendum chez les spectateurs pour valider tel ou tel tir en direction du but. De toutes façons, à cette époque glorieuse, on jouait plus pour le plaisir de jouer et l'on ne se souciait guère des règles précises, que l'on ignorait pratiquement, l'essentiel était de frapper dans le ballon.