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Noeux-les-Mines France

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Année de création
1909
Site officiel
usnoeux.footeo.com
Stade
Stade Camille-Tisserand
Ville
Noeux-les-Mines

Fiche

Le club

Nom complet
Union Sportive de Nœux-les-Mines (USN)
Couleurs
jaune et bleu
Siège
Stade Camille Tisserand
Avenue Pierre Guillon
62290 Nœux-les-Mines

La ville : Noeux-les-Mines

Loisinord
Loisinord © Wikipédia
En l’absence de documents historiques précis, il est bien difficile de dater la création de Noeux les Mines. Cependant, de nombreux objets ont été exhumés dans le secteur de la Ville correspondant à l’actuel « Bas de Noeux » qui nous permettent de supposer qu’une agglomération s’élevait sur le terroir aux alentours du IVè siècle. En effet, le creusement de fondations dans les rues du Paradis, de Labarrois, Sadi Carnot et rue du Buisson ont mis au jour nombre de poteries, bijoux, fibules, ossements humains, armes.

La nature des objets et leur configuration laissent supposer qu’il y a eu à cet endroit une violente bataille ou qu’un cimetière a été aménagé.
Quoiqu’il en soit, ce lieu a permis l’établissement d’une petite bourgade qui a pris le nom de Vitris. Cette cité lacustre, établie sur les marais fut saccagée en 879 en même temps que la Commune de Camblain – Châtelain et à nouveau en 882 par les hordes de Normands, débarquées à l’estuaire de la Canche et se dirigeant vers Arras.

Au Dixième Siècle, un clan d’une tribu saxonne s’installe sur les vestiges de l’ancienne cité et lui donne le nom de NOEWE du teuton « nouveau ». A propos, les historiens ont un avis divergent quant à l’étymologie du terme. Il pourrait s’agir du mot d’origine romane (Noda-Nodum) signifiant terre noyée ou marécageuse.

Au fil des siècles, le nom de la cité a été modifié à maintes reprises : NOEUVE en 999, NUET en 1100, NUEE en 1228, NEUEE en 1386, NOEU en 1532, NOEWE en 1589 puis NOEU du début du XVII Siècle jusqu’en 1789.

Le bourg est ensuite nommé Vitry les Béthune « vulgairement dit NOEU ». Ces changements de dénomination s’expliquent par l’intention des seigneurs locaux, désireux de donner leur nom au village.

En 1789, les Noeuxois, en vue de la convocation des Etats Généraux désignent l’un de leurs concitoyens Hogedez, qui se rendra à Arras le 20 Avril pour l’Election des Députés du Tiers-Etat, qui représenteront l’Artois à l’Assemblée Nationale à Versailles.

L’ année suivante, une fois l’Ancien Régime aboli, Louis Logez est élu Premier Maire de Noeux, prenant le titre d’Officier de la République. A cette époque, la Commune compte 643 habitants. A la fin du XVIII Siècle, elle croît légèrement pour atteindre 700 âmes et avant la découverte du charbon (1850) le bourg est uniquement rural.

Au XIX siècle, la cité, à nouveau dénommée NOEUX se voit attribuer la terminaison « lez Béthune » afin de la distinguer de Noeux les Boffles (Noeux les Auxi).

Le 13 Août 1887, par décret du Président de la République, Sadi Carnot, Noeux lez Béthune change une dernière fois d’appellation et devient officiellement Noeux les Mines.

Quarante ans plus tôt, se produisit l’évènement le plus important de l’histoire locale : la découverte d’un gisement houiller. Partis de Oignies, les spécialistes remontèrent les veines charbonnières, arrivèrent dans le Lensois, à Loos en Gohelle, et enfin, grâce à l’opiniâtreté de Monsieur de Bracquemont, le trépan atteint la houille de Noeux.

En 1851, la Fosse N°1 entre en extraction. En 1865, la Fosse N°3 entre en activité. A partir de 1852, le chiffre de la population augmente d’année en année de façon considérable. En 1850, Noeux possède 1 200 Habitants, ce chiffre double en 1856 pour atteindre 4 800 Habitants en 1886. Cette période se caractérise par une grande prospérité car l’exploitation minière permet l’établissement d’usines de sous-produits du charbon, tels l’industrie à Coke, le goudron, le sulfate d’ammoniaque, les briquettes et boulets. La quasi-totalité de la production est exportée à l’intérieur du pays et à l’étranger.

Un premier coup d’arrêt est porté à l’essor de l’économie locale au mois d’Août 1914. Depuis le 3 du même mois, l’Allemagne a déclaré la guerre à la France et Noeux accueille sur son territoire les quadragénaires affectés à la surveillance des voies, ponts et postes d’aiguillage. A partir du mois d’Octobre, une garnison est affectée à Noeux les Mines et les batteries de canons sont mises en place aux abords de la Ville. A partir de 1915, Noeux les Mines est partie intégrante du Théâtre Militaire, et si la population s’habitue tant bien que mal à cette tragédie, le potentiel minier est durement frappé, réduisant davantage encore la production de charbon. Les habitations sont éventrées par les bombardements.

Durement éprouvées par la guerre, la Commune n'a cependant jamais ployé sous la force de l'ennemi. Noeux, ville martyre, fut citée à l'Ordre des Armées en 1920 et reçut la Croix de Guerre la même année.
A peine les Elus ont-ils le temps de relancer la mécanique industrielle que survient la drôle de guerre. Le 1er septembre 1939 la France déclare la guerre à l’Allemagne, et à partir de mai 1940, la ville comme toutes celles de la région subit la loi de l’occupant.

Il faudra attendre le Jeudi 1er Septembre 1944 pour assister à l'entrée à Noeux-les-Mines d'un détachement allié de la 8ème armée mettant fin à un long cauchemar.

Le temps pour les forces vives d'entreprendre la reconstruction de la Ville, que l'économie locale est touchée par la récession minière qui aboutit à la fermeture du dernier puits de mine en 1961. La Municipalité, en vue de juguler une probable hémorragie de sa population, entame un important programme de constructions de logements et d'équipements, véritable pari sur l'avenir.

Gentilé: Nœuxois
Population: 12 188 hab.
Densité: 1 379 hab./km²
Superficie: 8,84 km²

Le saviez-vous ?

Raymond Kopa est né à Nœux-les-Mines en 1931 dans une famille polonaise de mineurs, installés dans le Nord depuis 1919. A 8 ans il créé sa première équipe de football dans la rue du coron et dès 11 ans il signe sa première licence à US de Nœux.

Peu enclin aux études, il essaye cependant d'échapper au travail de mineur mais comprend rapidement "que le sort d'un polonais est lié à la mine". En octobre 1947, un bloc de pierre lui broie la main gauche, l'amputation d'une phalange de l'index gauche est nécessaire. Mis en invalidité par les Houillères qui lui allouent une pension, il poursuit son chemin de jeune prodige du football et seule sa nationalité polonaise jusqu'à sa majorité l'empêche de jouer en équipe de France junior en 1948.

Il quittera le club pour Angers en 1949.

Localisation

Stade Camille-Tisserand
Avenue Guillon, 62290 NOEUX LES MINES

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Le championnat dans lequel évolue le club n'est pas connu.